Quand la salle de presse tient dans la poche | Université Antonine | UA

  • Quand la salle de presse tient dans la poche

    21 janvier 2026

    Au cours de la période allant du 14 au 16 janvier 2026, le Campus de Hadat–Baabda de l’Université Antonine (UA) s’est métamorphosé en laboratoire vivant du journalisme contemporain, accueillant plusieurs participants venus parfaire leur maîtrise lors d’un atelier de journalisme mobile (MOJO) intensif organisé par la Faculté d’information et de communication.

     

    Durant trois après-midi consécutifs, l’atelier a opéré un passage rapide de la théorie à la pratique concrète. Les téléphones mobiles ont supplanté les caméras traditionnelles, illustrant comment l’appareil que l’on porte dans sa poche peut se muer en puissant outil de reportage dès lors qu’il est guidé par la rigueur journalistique. Des concepts tels que le cadrage vertical, la composition visuelle et les réglages de la caméra ont été immédiatement transposés dans la pratique à travers des exercices de tournage, la captation de plans de coupe et la réalisation d’entretiens mobiles, consolidant ainsi l’impératif de précision et d’efficacité propre à la production d’informations numériques de format court.

     

    La formation a suivi une progression méthodique des compétences, s’ouvrant sur les fondamentaux du tournage vertical, la maîtrise de l’équipement et les réglages de caméra, avant d’évoluer vers les applications de montage mobile et l’optimisation des flux de travail. Les participants ont exploré la structuration de récits courts destinés aux plateformes verticales, les techniques d’entretien mobile avec une attention soutenue portée au cadrage et à la qualité sonore, le montage audio, ainsi que la rédaction de légendes et de textes contextuels adaptés à la diffusion numérique. Un montage fondé sur la construction narrative, ancré dans les plans de coupe et les extraits sonores, a veillé à ce que les choix techniques demeurent constamment au service de la clarté éditoriale.

     

    Au-delà de sa profondeur technique, l’atelier s’est distingué par l’atmosphère qui y régnait. L’espace d’apprentissage a su cultiver un équilibre rare entre rigueur professionnelle et collaboration ouverte, favorisant l’itération rapide et les retours constructifs entre pairs. Sous la conduite de Mme Sara Hteit, correspondante àDeutsche Welle (DW) et experte en journalisme mobile, les participants ont bénéficié d’une immersion directe dans les pratiques des salles de rédaction contemporaines. En partageant ses propres productions et en décortiquant les décisions éditoriales et de terrain qui les ont façonnées, elle a su transformer les outils en véritables méthodes de travail et démystifier les réalités du reportage mobile.

     

    La dernière journée s’est étendue aux formats explicatifs, à la présence face caméra et au montage mobile avancé recourant à des chronologies de montage à couches multiples, des incrustations de texte et des sous-titres. À ce stade, les obstacles techniques s’étaient largement estompés. Les participants ne se contentaient plus de filmer ; ils produisaient désormais des vidéos soignées, prêtes à la publication et conformes aux exigences des rédactions internationales.

     

    Ils ont quitté l’atelier non seulement munis d’un certificat, mais porteurs d’une voix apte à être publiée et d’une compréhension approfondie du journalisme en tant que pratique disciplinée et responsable — prêts à informer, expliquer et dialoguer avec les publics à l’aide des outils mobiles.

     

    À travers des initiatives telles que cet atelier MOJO, l’UA poursuit sa promotion d’un apprentissage innovant et fondé sur la pratique, qui dote les journalistes émergents des compétences, de l’ancrage éthique et de la conscience critique indispensables pour évoluer dans le paysage médiatique en perpétuelle mutation.